Marina Tabassum

L’agence MTA entend forger un langage architectural qui répond aux exigences du monde contemporain tout en restant enraciné dans la tradition locale. L’équipe est délibérément maintenue à une taille réduite (8 personnes), les projets sur lesquels elle travaille sont choisis et leur nombre limité sur l’année. MTA a travaillé avec le Conseil d’urbanisme d’Abou Dhabi et le cabinet Hyder Consulting Middle East à l’élaboration de recommandations pour une renaissance du langage architectural des Emirats à travers la construction des mosquées.

Marina Tabassum est née à Dacca au Bangladesh. Son parcours architectural a débuté avec la création en 1995, en collaboration avec Kashef Chowdhury, de l’agence URBANA. Dès 1997, son agence avait remporté le concours pour le monument à l’indépendance du Bangladesh et pour le musée de la guerre de libération. Elle a créé en 2005 Marina Tabassum Architects (MTA), une agence d’architecture basée à Dacca. Elle est professeur invité à l’université BRAC et coordonne un cursus universitaire sur l’architecture contemporaine en Asie du sud.
Elle a reçu le prix AYA pour son projet NEK10. Son ensemble d’appartements résidentiels A5, remarqué et applaudi internationalement pour son approche respectueuse de l’environnement et son utilisation innovante de matériaux recyclés, figurait parmi les finalistes du prix de l’Aga Khan pour l’architecture.

Vincen Cornu

Architecte DPLG, Urbaniste ENPC, il enseigne à l’Ecole d’Architecture de Paris La Villette (ENSAPLV). Son agence Vincen Cornu architecture réalise des projets de différentes échelles ; logements (opération Berthe Morisot – construction de 160 logements sociaux et réhabilitation de 90 logements pour l’OPH 93 à Montfermeil / opération Jeanne-d-Arc – construction de 36 logements sociaux, à Reims – Le Foyer Rémois), musées (dont le musée Picasso à Paris lors de sa collaboration avec Roland Simounet), écoles et projets urbain. Il conçoit également des scénographies pour des expositions à Paris et à l’étranger. Ses travaux ont reçu plusieurs distinctions (Prix spécial AMO Edf Grdf en 2011, prix de palmarès éco-construction en 2009, Mention de l’Equerre d’argent en 1998 et 2004, …)

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Pas de côté

L’austérité budgétaire rime-t-elle nécessairement avec le renoncement ?

L’architecture est-elle réservée aux seuls édifices de prestige ?

En ces temps de produits et de sauces toute faites, peut-on aujourd’hui construire –au sens plein du terme- et trouver matière à réflexion pour l’habitation ?

Ne pas subir. Et quand tout semble balisé, formaté, ouvrir des chemins de traverse…

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Salon ARCHITECT@WORK
La Grande Halle de La Villette
211, avenue Jean Jaurès

75019 Paris

L’entrée est exclusivement destinée aux prescripteurs.
Le ticket d’entrée est de 30 € par personne.
Entrée gratuite après pré enregistrement via le site Internet (après obtention d’un code d’accès remis par un exposant ou l’organisation).

Métro : Ligne 5 – Station « Porte de Pantin »

Bus : Ligne 75, 151 et 684 – Arrêt « Porte de Pantin »
Tramway : Tramway Porte de Pantin (T3) – Arrêt « Porte de Pantin »

Shane de Blacam

L’architecture de Shane de Blacam est marquée par la très grande qualité qu’il donne à certaines salles essentielles, les « espaces nobles » des projets, et à une forme d’autorité dans la manière dont les bâtiments prennent place dans leurs sites. Cet héritage kahnien est enrichi par une grande attention portée à la ville d’aujourd’hui : chacun de ses projets sembler créer son propre contexte, son propre espace urbain. On le verra notamment dans l’institut de technologie à Cork, qui complète deux bâtiments antérieurs, l’un d’eux ayant la forme d’un croissant. Cette géométrie a suggéré l’intégration des anciens bâtiments et l’agencement du campus tout entier autour d’une place circulaire.

On le verra aussi dans un immeuble de logements à Dublin, une « tour » qui a du s’inscrire dans un plan directeur qui recommandait « de produire un dessin architectural inventif et moderne, rappelant, sans toutefois les imiter, les formes architecturales traditionnelles et, surtout, de démontrer (en termes contemporains) les caractéristiques uniques de cette partie du quartier Temple Bar située dans le périmètre de l’ancienne ville médiévale ».

A d’autres échelles, la conférence permettra de découvrir deux autres projets dublinois : une maison et une extension de bâtiment qui permet de requalifier un coin de la ville enlaidi par le projet avorté d’élargissement de Castle Street.

Le silence habité des maisons

Selon les cultures et les époques, la tente, la villa, le palais, le château, l’appartement ou d’autres formes de logis ont contribué à définir les conditions de l’« habiter » : c’est à travers la définition d’un « chez soi » que s’établit notre rapport au monde et aux autres. C’est cette notion que notre colloque se propose d’explorer, dans ses multiples dimensions.

Pour les peintres (dont Matisse à qui nous empruntons notre titre), la représentation de l’intimité en elle-même et dans son rapport au dehors est une métaphore du monde. De même, en architecture, le thème de la demeure apparaît comme un outil de connaissance de la discipline toute entière, ainsi qu’une clé de lecture pour comprendre nos sociétés actuelles.

Des origines de la domus à l’actualité du logement et des villes, de la fonction protectrice de l’abri à l’épanouissement du plan ouvert, la maison voyage avec ses bagages : les habitudes, la représentation sociale, les meubles, les usages et les gestes quotidiens. Par ailleurs, l’espace domestique est aussi un espace juridique, la constitution d’une sphère privée qui s’est faite suivant des moyens qui ont évolué depuis les murs d’hier jusqu’aux écrans d’aujourd’hui. Que reste-il de « l’habiter » à l’heure du développement explosif des villes sans urbanité ?
De l’imaginaire de la maison à la réalité du logement, ce thème façonne nos comportements et siège au cœur de la pratique architecturale ; il détermine des notions comme celle d’intériorité, de l’individuel et de son rapport au collectif. Que devient-il aujourd’hui ?

Stéphane Beel

Stéphane Beel a passé son diplôme d’architecture à l’Institut supérieur d’architecture de Gand avant d’ouvrir sa propre agence au début des années 1980.
L’agence a conçu plusieurs bâtiments publics et privés : le nouveau hall d’accueil de la Maison Rubens (Rubenshuis) à Anvers, le musée Roger Raveel à Machelen-aan-de-Leie, le tribunal de Gand, l’extension du centre culturel De Singel à Anvers, le musée M de Louvain, ainsi que des logements. L’extension, la restauration et la rénovation du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren a débuté récemment. L’atelier a également réalisé des projets internationaux comme l’agrandissement et la rénovation du Centraal Museum Utrecht, aux Pays-Bas, ou la construction d’un bâtiment commercial à Boulogne-Billancourt.

Hector Fernández Elorza

Penser, dire et faire sont les trois appuis qui assurent l’équilibre de mes doutes et de mes pensées.
Mon expérience m’a conduit à méditer deux principes. Le premier est que la bonne architecture est comme une baguette de pain. Celui qui la visite ou l’habite ne pense pas nécessairement à l’architecte, de même que celui qui savoure une baguette ne pense pas au boulanger. Dans les deux cas le créateur s’efface au profit de l’objet. Le second est que la bonne architecture est enjouée et optimiste. Or la volonté de rendre les gens heureux est trop souvent oubliée au profit de la vanité.

Dans la vie comme dans la pratique de l’architecture, on peut passer son temps à crier, ou l’on peut agir silencieusement.

Hector Fernández Elorza a fait ses études en Espagne, en Allemagne et en Suède où il obtint son doctorat (il y confronte Asplund à Lewerentz), avant d’enseigner à Madrid et à l’étranger. Nombre de ses projets ont été primés à l’occasion de concours internationaux, notamment pour le Centre de documentation architecturale de Madrid. De nombreux prix ont récompensé ses projets et réalisations, dont, récemment, le Roma Prize de l’académie Espagnole de Rome (2009-2010). Il a participé à la biennale de Venise en 2000 et en 2012. Il est également l’auteur de nombreux livres et enseigne toujours à Madrid.
Hector Fernández Elorza a construit notamment à Madrid le laboratoire de chimie et la faculté des sciences génétiques de l’université Alcalá, et le centre d’expositions et de conférences de Madrid.

Josep Llinàs Carmona

Josep Llinas est diplômé de l’Ecole Technique Supérieure d’Architecture de Barcelone en 1969, où il a par ailleurs enseigné de 1970 à 1989. Il a aussi enseigné à l’EPFL de Lausanne et à La Salle School of Architecture, Université Ramon Llull University (Barcelone).

L’œuvre construite de Josep Llinas a fait l’objet de très nombreuses publications (notamment aux éditions Taschen en 1992, El Croquis en 2006). Il a reçu plus de quinze prix, dont, dernièrement, le prix FAD pour la bibliothèque Jaume Fuster.
Josep Linas présentera des projets récents, principalement situés à Barcelone. Ils ont tous en commun une recherche sur l’espace urbain, sur ce vide particulier par lequel le projet parvient à dépasser les contraintes proprement architecturales et résout un problème plus vaste.

Marc Barani

Les paysages du Sud de la France sont communément décrits comme des paysages Méditerranéens.

La mer, le relief, la végétation, la lumière font du rivage un lieu où la nature est première.
L’aridité minérale des monts fait face à la fluidité de la mer et du ciel. Un face à face tendu, radical, épuré.
Bâtir dans ces sites, c’est accepter cette tension et la prendre comme matière première du projet. Une démarche qui conduit naturellement à penser la présence de l’architecture dans la nature.

 

Les territoires du Temps

En quoi le temps permet-il de penser l’espace ? La première notion apparaît comme le symétrique de la seconde : l’une s’impose à l’esprit aussitôt que l’autre est convoquée. On ne saurait penser l’espace sans inclure le temps.

Les grands âges de l’architecture et de la ville ont engagé à chaque fois un rapport au temps spécifique : à la Renaissance, on utilise le point de vue historique – l’Antiquité – au service de l’invention du présent ; l’Ecole des Beaux-Arts, elle, placera le principe d’imitation et de répétition au coeur de l’enseignement ; les avant-gardes et le Mouvement moderne se fonderont sur une dynamique de nouveauté. L’idée même de « projet », à savoir l’anticipation d’une réalité, est d’essence temporelle. Dans l’architecture contemporaine, c’est la question de la place de l’histoire et, plus généralement, le sens du legs qui doit être posée. Aujourd’hui on parle beaucoup du « durable » alors que règne l’éphémère, on parle non moins souvent de responsabilité à l’égard des générations futures. Tout cela reste vague tant que l’on ne comprend pas le rapport au temps que les hommes entretiennent à travers leurs productions, et en particulier leur production architecturale.

La notion de temps est susceptible d’être interrogée sous des angles très différents : la lenteur du travail de conception, la temporalité des résultats attendus dans le réel (notamment dans les projets de paysage ou d’urbanisme), la durée de la formation d’un architecte, la promenade architecturale, mais aussi l’inscription dans l’Histoire, etc. Cette liste de thèmes, loin d’être limitative, donne la mesure des sujets susceptibles de rendre ce colloque aussi riche que possible.

Lahdelma & Mahlamäki

Dans les projets de Ilmari Lahdelma et Rainer Mahlamäki, le contexte, les bâtiments environnants et la nature guident le travail, de même qu’une très grande attention à l’égard de chaque fonction. Cela vaut autant pour une école, une université, que pour le logement. Du Centre Maritime de Vellamo et au musée de l’histoire des juifs Polonais, l’œuvre de cette agence finnoise confronte la tradition nordique aux enjeux culturels du « village global ».