Moshe Safdie

Moshe Safdie présentera ses projets actuels et passés, ainsi que des idées qui les ont portés au fil des quarante-cinq dernières années pendant lesquelles la croissance des villes, l’évolution démographique,le développement de l’architecture verticale, la congestion ont entrainé une certaine  » déshumanisation  » de l’environnement. Le combat de Moshe Safdie s’oppose à cette perte d’humanité de la très grande échelle, et travaille sur l’amélioration du cadre de vie à l’échelle d’un quartier. Par ailleurs, la toute-puissance du processus de globalisation responsabilise encore plus l’architecte, dont le travail de projet ne se limite pas à traduire un programme en termes formels, mais consiste aussi…

Mauro Galantino

Le travail du projet d’architecture s’approche de la dissection. Cette démarche scientifique d’une rigueur nécessaire m’amène à m’interroger sur le lieu de la tendresse que le projet recherche, sur ce qui pourra, dans le futur, nourrir une nostalgie de notre présent.
Dans un logement, dans une école, dans des bureaux, dans une institution, dans un lieu de culte, dans les rues comme dans les parcs, l’autonomie de la personne dans son milieu social est le guide.
Cette liberté possible pour l’individu repose sur l’espace supplémentaire que nous pouvons produire autour des types établis…

Michele Arnaboldi

Michele Arnaboldi est architecte et urbaniste, diplômé en 1979 de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich où il sera assistant de projet du professeur Dolf Schnebli de 1982 à 1985. A partir de 1979, il travaille avec l’architecte tessinois Luigi Snozzi avant de monter sa propre agence en 1985. En 1986, il est nommé professeur invité à la Washington University de St Louis aux Etats-Unis. Depuis 2002, il est professeur de projet à l’Académie d’Architecture de Mendrisio (USI).
Les oeuvres de Michele Arnaboldi prennent forme comme « lieux de l’habiter », en étroite relation avec le paysage : l’espace des bâtiments se révèle à travers le lieu…

Pierre Fauroux

Pierre Fauroux présentera des bâtiments ayant fait l’objet d’un travail spécifique sur l’eau et la lumière naturelle. Il nous fera partager aussi son point de vue sur la compréhension et le respect des projets par le maître d’ouvrage et l’usager. Mais après le grand beau temps… la douche froide laisse place à une toute autre interprétation de « jour et pluie ».
Pierre Fauroux est architecte diplômé de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich. Bien que ses réalisations soient peu nombreuses, elles n’en demeurent pas moins très singulières. Fidèle aux matériaux bruts, avec une prédilection pour le béton et l’acier, il recherche une cohérence « intime » entre la logique de la forme, issue de volumes simples…

Théorie et projet

Qu’est-ce qui définit, aujourd’hui, l’intelligence de l’architecture ? Qu’est-ce qui peut la mettre à l’abri de la monotonie propre à l’économie pratique et constructive des maîtres d’ouvrage et des constructeurs ?
Theôria : groupe d’envoyés à la consultation d’un oracle. Telle est l’origine grecque de ce mot, avant que sa signification ne change au sein des arts et de l’architecture, dans le voisinage de l’histoire, de la critique et de la philosophie.
Plusieurs manifestations témoignent aujourd’hui d’un désir de théorie : le Grand Paris a voulu être l’occasion de proposer de nouvelles grilles de lecture du territoire et de nouvelles manières de « faire projet » à l’échelle de la métropole, tandis que la question écologique impose la nécessité d’un nouvel « ordre », d’un nouvel « habiter ». Mais on ressent également un manque d’outils pour appréhender le réel, pour penser le monde, guider l’action. Comme si le saut d’échelle qu’imposent les mégapoles et la mondialisation mettait en question la possibilité même des repères que la raison tente de faire exister. Par ailleurs, la vitesse de production et de circulation des énoncés et des images par les Nouvelles Technologies de l’Information encourage un nomadisme et un papillonnage qui bouleversent notre rapport au savoir.

On entend dire ça et là que l’ère de la méthode serait révolue : pas de principes, pas règles. Qu’en est-il alors des critères d’appréciation des formes et des matières mises en oeuvre, partageables et vérifiables ? Quels types de revendication, de discours, de métaphores sont mobilisés aujourd’hui pour défendre l’intérêt des
projets d’édifices ?

Qu’est-ce que nous enseigne, au fil de l’histoire occidentale, l’évolution, du statut et du rôle des textes, très différents, que l’on réunit aujourd’hui trop rapidement sous une même appellation de «théorie architecturale » ? Si la théorie a longtemps permis de comprendre l’hétérogène, d’identifier et de classer des catégories afin de permettre à la pratique de se repérer dans le chaos, d’agir malgré la complexité, quelle utilité peut-elle avoir dans le fonctionnement du monde contemporain ? La question du fond recoupe nécessairement celle de la forme : l’heure n’étant plus aux traités, aux guides à l’usage des bâtisseurs, ni aux manifestes, quelle forme de discours est en mesure de « parler » aujourd’hui ?

Nous sommes entrés dans un nouvel âge encyclopédique où la spécialisation des savoirs requiert paradoxalement les principes d’une nouvelle interdisciplinarité.
L’architecture, est appelée à y répondre afin de trouver sa place dans les sociétés
contemporaines de la connaissance, au-delà du seul spectacle événementiel qu’elle se trouve si souvent condamnée à offrir.

Herman Hertzberger

Herman Hertzberger s’est fait connaître par ses projets d’immeubles de bureaux, d’équipements culturels et d’écoles, ainsi que de logements. Parmi ses réalisations, on peut citer l’immeuble administratif Centraal Beheer à Apeldoorn, le Centre de Musique Vredenburg à Utrecht – actuellement en cours de réhabilitation et d’extension –, le Ministère des Affaires Sociales et de l’Emploi à La Haye, le Théâtre Chassé à Breda, le projet de logements à Duren (Allemagne), le musée CODA à Apeldoorn et l’école supérieure l’école supérieure Leeuwarden à Leeuwarden. Herman Hertzberger a été professeur à l’Université de Delft et président de l’Institut Berlage.

Wiel Arets

Pour comprendre l’univers dans lequel nous vivons, il nous faut redéfinir la “carte du monde”, bien que ce concept ait connu depuis 1942 des formes diverses. Nous pourrions imaginer le monde en 2020 comme un espace collectif pour tous, dans lequel chaque continent serait à moins de 288 minutes de n’importe quel autre, et n’importe quelle ville à moins de 72 minutes d’une autre au sein d’un continent. Le monde deviendrait notre territoire, les continents notre espace quotidien, et la métropole un « chez soi » entouré d’une étendue verte et bleue. La question que l’on peut alors se poser est : que deviendra le développement urbain dans ce monde trépidant, complexe, mais comprimé ?…

Pascal Gontier Architecte

Encore expérimentale il y a vingt ans, la démarche éco-énergétique s’est aujourd’hui imposée et fait partie du quotidien des Architectes et des Bureaux d’Etudes Techniques mais aussi des Maîtres d’Ouvrage, des Groupes Industriels ou des Entreprises. Pour les uns, il s’agit de programmer, pour les autres de concevoir, de fabriquer ou de réaliser des bâtiments, mais tous ambitionnent d’atteindre la haute performance énergétique. Chacun participant, à sa manière, à cet élan planétaire qui vise, à travers un engagement collectif responsable, à limiter la consommation énergétique mondiale.
Assurer le confort et la qualité des lieux de vie en anticipant les dépenses d’exploitation exponentielles
liée à l’inexorable pénurie des énergies fossiles est devenu l’objectif prioritaire de toute la société…

William J. R. Curtis

William J. R. Curtis has been studying Le Corbusier’s work for more than forty years and has published innumerable texts on it. In this lecture he will discuss his way of seeing and interpreting key buildings such as the Villa Savoye at Poissy or the Chapel at Ronchamp through the medium of the photograph. He writes : ‘ Nothing can replace the direct experience of architecture but a photograph can capture the spirit of a work through a certain level of abstraction.’…

Claus en Kaan

L’agence Claus en Kaan a livré notamment l’ambassade des Pays-Bas à Maputo, le Musée des Beaux-arts à Anvers, les Archives de la Ville d’Amsterdam, l’Institut Légal Néerlandais à La Haye, la Faculté de Pharmacologie à Grenade et différents hôtels de ville aux Pays-Bas.Parmi les projets en cours, on peut citer le Palais de Justice à Amsterdam, l’Institut Néerlandais pour l’Ecologie, l’extension urbaine de Barcelone El Prat de Llobregat, le nouveau siège de la Chambre des Arts et Métiers à Lille, et une villa à Hayama (Japon). Des monographies sur le travail de Claus en Kaan Architecten ont été publiées à Barcelone (1997), Rotterdam (2001), Berlin (2003)…