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Lance Herbst

Diplômés de l’Université du Cap, Lance et Nicola Herbst ont fondé l’agence Herbst architects à Auckland en 2001.

Connus pour leurs projets de maisons en Nouvelle-Zélande, Lance et Nicola Herbst en présenteront une sélection. Ces lieux de vacances ou de retraites se prêtent à l’expérimentation typologique et à la recherche d’un rapport privilégié entre l’objet bâti et le monde naturel.
Majoritairement situés sur la côte de l’île du Nord et sur les îles du golfe de Hauraki, leurs projets de villégiatures réinterprètent l’architecture de la “bach” néo-zélandaise, petite maison spartiate située en pleine nature. Certains leur ont valu des prix et de nombreuses publications à travers le monde.

 

L’architecture face au marché

L’architecture n’échappe pas aux effets de la mondialisation. Par ce titre, il s’agit d’interroger en premier lieu le rapport que la discipline architecturale et la pratique entretiennent avec les puissances économiques et, à travers celles-ci, avec les instances politiques. Quel rôle le marketing joue-t-il désormais ? Sur quoi se construit aujourd’hui la valeur d’une agence d’architecture ? S’agit-il d’une marque de commerce ? Les mutations techniques et sociales à l’œuvre conduisent à se demander comment les compétences de l’architecte vont vieillir, et comment le droit d’auteur va évoluer à l’ère du numérique. Le développement durable lui-même peut-il échapper aux logiques marchandes ?

L’histoire des concours est riche d’enseignements sur le rapport que la société, à travers la commande publique, a entretenu avec les grands projets. En 1971, le concours du Centre Pompidou, international, ouvert et anonyme, était gagné par deux jeunes inconnus. En 2012, le nouveau palais de justice de Paris est attribué en partenariat public-privé au groupe Bouygues, qui s’était assuré pour l’occasion les services de l’un des deux inconnus de 1971, à la tête désormais de la plus grosse agence de France : en quarante ans la place de l’architecture s’est vue considérablement réduite.

En France, la loi de 1977 définissant la création architecturale comme étant d’intérêt public est toujours en vigueur, mais on peut se demander si elle est encore au cœur des préoccupations des maîtres d’ouvrage. S’agit-il encore pour eux d’« entreprendre un projet », ou est-il désormais question d’« acheter un produit », fût-il un équipement ? Quels critères président aux choix des projets dans les concours ? Par ailleurs, le goût des élus, la décision régalienne, les « jurys » aux motivations complexes, la doxa architecturale exercent – de manière concentrée ou diffuse, manifeste ou implicite – un pouvoir qui façonne nos villes.

Tout « marché » implique un échange ; de quel échange de valeurs l’architecture est-elle le théâtre ? Comment l’échange peut-il être porteur d’une attente politique ?

Ces questions, et bien d’autres encore, occuperont la tribune de la Société française des architectes.

 

Gong Dong

La Chine connaît actuellement une transformation radicale. Paradoxalement, plus l’urbanisation, le consumérisme, l’efficacité et la vitesse envahissent la vie quotidienne, moins nous nous projetons dans l’avenir et plus nous sommes en proie à l’anxiété et à l’insécurité. Dans ce contexte, il est nécessaire de réhabiliter le sens de l’architecture : installer des espaces favorisant la tranquillité, la sérénité et le silence. Pour cela, l’espace et la lumière doivent traverser harmonieusement les bâtiments et les ouvertures doivent être dessinées de façon à offrir l’horizon lointain ou un carré de ciel. L’architecture doit être pour chacun le moyen de percevoir la nature, le monde extérieur et, en dernier ressort, soi-même.

Pour illustrer cela je m’appuierai sur trois projets récents : une bibliothèque sur une plage, une maison de campagne et la rénovation d’un habitat sur cour à Pékin.

 

Gonzalo Mardones

Nos maisons sont à la fois des boîtes à lumière et des labyrinthes. Les espaces sont conçus pour refléter la lumière, la contrôler, la faire rebondir contre les murs et l’amplifier afin d’éveiller les sens. Les circulations intérieures des projets multiplient les circuits au travers de changements de direction et de niveaux favorisant la découverte.

Gonzalo Mardones Viviani est diplômé de la Pontificia Universidad Católica de Santiago du Chili. Il a reçu le premier prix de la Biennale d’architecture, qui récompense le meilleur projet proposé par les différentes écoles d’architecture chiliennes. Il a dirigé des ateliers et des projets de diplôme à la Pontificia Universidad Católica, à l’université du Chili, à l’Université centrale du Chili, à l’université Andrés Bello, à l’université Finis Terrae et à l’université del Desarrollo. Il a également été professeur invité et maître de conférences au sein de différentes universités, tant au Chili qu’à l’étranger. Son travail a été publié dans de nombreuses revues d’architecture et honoré dans des Biennales nationales et internationales.

Niall McLaughlin

Niall McLaughlin a fait ses études et a passé son diplôme d’architecte à Dublin en 1984. De 1984 à 1989 il travaille, à Dublin et à Londres, pour Scott Tallon Walker Architects avant de créer sa propre agence à Londres en 1990. Dans ses projets, Niall McLaughlin prête une grande attention aux matériaux et aux détails.

En 1998 il a été nommé « jeune architecte britannique de l’année », et son œuvre a représenté la Grande-Bretagne à l’exposition organisée en 2007 au Carnegie Mellon Museum sous l’intitulé Gritty Brits (les audacieux Britanniques). Ses projets ont remporté de nombreux prix au Royaume-Uni, en Irlande et aux Etats-Unis. Parmi eux on peut citer, en 2005, le prix RIAI du meilleur bâtiment dans un paysage et le prix RIBA Stephen Lawrence du meilleur bâtiment à petit budget. Niall McLaughlin figurait également parmi les nominés du Stirling Prize en 2013 et en 2015.

Il enseigne actuellement l’architecture au University College London, après avoir été professeur associé d’architecture à Yale en 2015 et professeur associé à UCLA de 2012 à 2013. Il siège par ailleurs au comité de rédaction de Architectural Review et a reçu en 2015 le titre d’Honorary Royal Designer of Industry, décerné chaque année par la Royal Society of Arts. Il a présidé le jury du Royal Institute of British Architects (RIBA) de 2007 à 2009.