Waro Kishi
[…]Le cycle de conférences présenté par la Société Française des Architectes, conduit à découvrir, progressivement, les créations de la préhistoire, l’architecture au Japon du 7ème au 17ème siècle, les réalisations des sociétés de tradition en Europe, l’architecture de l’ère industrielle à nos jours.
1 – LITTÉRATURE / PROJET ARCHITECTURAL
À l’inverse, dans quelle mesure la littérature contemporaine peut-elle être à l’origine d’un projet architectural et lui donner sens ? Ce n’est pas seulement la question de la genèse du projet et de sa réalisation qui est posée, c’est aussi celle de sa conception et de la mise en œuvre de ses dispositifs propres. En quoi la démarche littéraire est-elle un projet herméneutique susceptible d’éclairer des perspectives architecturales ?
2 – LES MODALITÉS DE L’HABITÉ
L’architecte élabore un espace de possibles imaginés et réels, bâtit des lieux de séjour et de passage au service de l’habité. L’architecture crée des espaces à vivre dont la représentation littéraire nous permet de mesurer l’habitabilité. La littérature n’est-elle pas une façon d’habiter l’espace architecturé ? Les questions de la représentation et de la création littéraire, de la spatialisation et de la temporalité, celles des origines de la littérature et de notre rapport originel au monde, de la possibilité et de l’impossibilité d’ « habiter « la littérature ou l’espace sont également posées. La littérature, l’architecture, la sémiotique, la psychanalyse ainsi que d’autres discours, le management par exemple, pourront être convoqués de façon complémentaire ou croisée pour nourrir la réflexion sur les modalités de l’habité dans/à travers la littérature.
3 – ARCHITECTURE / ESTHÉTIQUE LITTÉRAIRE
L’architecture contemporaine peut-elle être considérée comme source et modèle de la littérature? Dans quelle mesure l’espace littéraire s’est-il approprié son langage et ses codes ? En quoi les codes architecturaux contemporains ont-ils influencé l’esthétique littéraire ? L’utilisation de l’architecture par la littérature contemporaine suppose un travail d’adaptation, de transformation et de codification. Comment le décalage entre les référents architecturaux et la forme littéraire est-il exprimé ? En d’autres termes, comment les écrivains ont-ils tenté de résoudre les problèmes de configuration, de surface, de volumes, de plans… Pour dire l’espace contemporain, ils ont mis en cause les topoï architecturaux et l’esthétique de la représentation. Quels sont les enjeux structuraux, fictionnels, poétiques, symboliques… de cette déconstruction et ré-appropriation par la littérature « postmoderne» ? La question du « postmoderne « peut offrir l’opportunité d’une réflexion épistémologique sur le transfert analogique d’une notion dans un autre champ d’étude pour rendre compte d’un nouvel espace.
Y a-t-il encore un espace du logement ? Le logement social est une priorité affichée par tous les élus, et pourtant son rôle d’outil de la fabrique urbaine semble régresser : les budgets et les surfaces toujours réduits, l’indifférence à l’usage, le goût pour des façades graphiques, condamnent-elles l’architecture du logement à balancer entre la mode et les guenilles (qu’on peut souvent confondre) ?
Les opérations d’aménagement de Paris Rive Gauche sont un moment privilégié dans la lecture de l’urbanisme et de l’architecture parisiens : aussi bien dans les formes urbaines mises en jeu et dans l’image de la ville qu’elles véhiculent, que dans le rapport entre architectes et « client » qu’elles ont mis en place. Lieu privilégié d’expérimentation, il permet de confronter comme nulle part ailleurs les objectifs et les résultats.
L’aménagement des Halles fait partie de l’histoire urbaine de Paris depuis quarante ans, et encore aujourd’hui avec le récent marché de définition mis au concours. Entre l’histoire du lieu et les projets d’aujourd’hui, entre la liste des invités au concours et les projets rendus, se dessine une réponse à la question : qu’est ce que la ville d’aujourd’hui, pour la Ville, aujourd’hui ?
En filigrane de cette suite de conférences : dans un temps où l’on oppose volontiers moderne et contemporain, où la grande majorité s’accorde à entériner une prétendue faillite des idéologies, qu’en est-il de cette architecture moderne qui a fondé son existence même sur la célébration du progrès que celui-ci soit technique ou social ?
Avec le soutien éclairé de l’urbaine de travaux
Organisé avec la collaboration du groupement d’étudiants de l’Ecole d’Architecture de Paris Belleville – Groupe SES
En filigrane de cette suite de conférences : dans un temps où l’on oppose volontiers moderne et contemporain, où la grande majorité s’accorde à entériner une prétendue faillite des idéologies, qu’en est-il de cette architecture moderne qui a fondé son existence même sur la célébration du progrès que celui-ci soit technique ou social ?
Avec le soutien éclairé de l’urbaine de travaux
Organisé avec la collaboration du groupement d’étudiants de l’Ecole d’Architecture de Paris Belleville – Groupe SES