Arturo Franco
Le hasard a voulu que j’aborde le métier d’architecte au moment où s’essoufflaient les grands ensembles et, avec eux, les simplifications de la Charte d’Athènes. Les œuvres de Corbu, elles, restaient pour notre génération des références indiscutables. On en voit la trace dans les premiers bâtiments que j’ai construits à Ivry, la tour Raspail et l’ensemble Spinoza. Les débats que suscita Mai 1968, les bâtiments révolutionnaires produits alors par Jean Renaudie, furent l’occasion de remises en cause. La norme quantitative, le recours au plan-type, le diktat de l’industrialisation cessaient d’être des objectifs dominants. Ils infléchissaient toujours la production, mais diversifier la forme des logements et celle des immeubles devenait possible…
L’achèvement de la construction de Brasilia à la fin des années 50 consacre le vocabulaire architectural d’une génération de modernes. La production contemporaine au Brésil doit relever le défi du « devenir » de ce langage moderne ; c’est dans cette perspective que les projets du STUDIOMK27 sont conçus, incorporant de nouveaux matériaux, mobilisant de nouvelles techniques constructives, et méditant les conditions actuelles des villes brésiliennes.
Les logements en hauteur sont caractéristiques de la production de l’Estudio Aisenson en Argentine. Pablo Pschepiurca retracera l’évolution typologique de la tour résidentielle à travers les
stratégies suivies par l’Estudio Aisenson des années1950 à nos jours. Il présentera divers aspects liés à l’habitation en hauteur, parmi lesquels : tissu urbain et typologie, image et matérialité, domesticité et répétition. Il abordera les questions du programme domestique à travers le temps, de la tour en tant qu’architecture iconique, et de sa place dans l’imaginaire collectif.
Pour la première fois dans l’histoire, plus de la moitié de la population mondiale habite en ville, fait invisible mais marquant. Nous devons planifier l’avenir pour intégrer les secteurs les plus défavorisés au moyen de politiques urbaines de redistribution de l’espace.
Au XXIe siècle, Buenos Aires fait face à des nouveaux défis du développement humain. Nous voyons dans le bicentenaire de la République Argentine (1810/2010) l’opportunité d’asseoir les bases d’une ville moderne et hardie, qui rêve mais aussi qui planifie.
Le modèle de ville « durable », favorisant le développement humain, est un grand défi pour les citoyens autant que pour les dirigeants. Le Plan de Mobilité durable améliorera la qualité de vie en humanisant l’espace public, pour réussir une ville plus vivable et soutenable.
L’espace public est le lieu de rencontre, d’interaction et d’intégration sociale, le lieu d’une reproduction perpétuelle de la vie urbaine et culturelle, qui dynamise la ville et lui donne sa raison d’être.
Diplômé BFA et BArch de la Rhode Island School of Design, d’un MArch ainsi que d’un doctorat d’architecture de la Graduate School of Design de l’université de Harvard, Hashim Sarkis est titulaire de la chaire de l’Aga Khan en architecture, paysagisme et urbanisme dans les sociétés musulmanes, à l’université de Harvard où il dirige des ateliers d’enseignement du design et enseigne l’histoire et la théorie de l’architecture. Il pratique aussi l’architecture entre Cambridge et le Liban. Parmi ses projets les plus récents : un complexe de logements pour les pêcheurs de Tyr au Liban-Sud, un parc au centre-ville de Beyrouth, deux écoles dans le nord du Liban, et plusieurs projets urbains et de paysage. Ses projets ont été récompensés par plusieurs prix d’architecture et ont été publiés …